Vent d’est.
Vent d’est.
Odeur âcre du sang et souffle chaud de guerre.
Dieu que vous trahissez n’entend plus vos prières.
Un vent trop chaud souffle la mort, souffle l’enfer.
Le crotale envoie ses légions meurtrières.
L’enfant court pieds nus dans les décombres en feu,
Sans supplier, ni gémir vers les sombres cieux.
Il court après un avenir qu’on lui confisque.
A grands coups de prières apocalyptiques
Quand le vent d’est enveloppe toute la terre,
desséchant les sols pour y semer la misère,
Le ciel morbide des hommes foudroie l’enfant.
Au nom du vil prophète, d’un diable régnant.
Cachés dans leur toge, ils glorifient leurs héros.
Régnant par le verbiage de savants mots,
À l’abri d’un temple éphémère et confortable,
Ils sont guides suprêmes et gourous du diable.
Ne sentez-vous pas le souffle de ce vent d’est,
Envahir vos centres-villes comme la peste ?
N’entendez-vous pas tous ces prêcheurs de promesses,
d’un paradis de lait, de miel et d’allégresse ?
Vent de mensonge, vent de guerre et vent de mort.
Vent d’est.
Christian Castelli (singevert)

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