Le jour


Le jour.


Quand le soleil s’échoue en mer,

Vogue, ma vieille canonnière.

Sur une mer aux sombres flots,

Clapotis pour vieux rafiot.


Horizon plat pour flibustier,

Le cœur d’amertume noyé

Je prie le dieu du vieil Ulysse,

De m’ouvrir le cœur des abysses.


Les brumes spectrales m’isolent,

D’un monde humain qui me désole.

Dans un lourd silence abyssal,

Pour une traversée finale.


Sans vague et houle furieuse,

Sous un ciel d’étoiles joyeuses,

J’attends ce dieu tant louangé ;

Trop timide pour se montrer.


À l’embarcadère du jour,

Pour un voyage sans retour.

Le jour de l’esprit et du coeur.

Le doute se fait professeur.


Jour inerte par certitude,

j’implore de mes habitudes.

La nuit éternelle sans astre.

Je suis le dieu de mes désastres.


Quand le soleil s’échoue en mer,

Vogue, ma vieille canonnière.

Sur une mer aux sombres flots,

Clapotis pour vieux rafiot.


mon rafiot sombre en silence,

Le jour s’éteint sur mes croyances.

Ni Neptune, ni dieu Éole,

Vents et flots restent sans parole.


Dans l’obscurité éternelle, je reste sans réponse et sans jour. 


Christian Castelli 

Singevert  



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